Besoin biologique de sommeil (Quota homéostatique)Durée en heures décimales (Standard AASM & INSV)
Durée de sommeil nocturne génétiquement et biologiquement déterminée, requise pour maintenir des fonctions neurocognitives, métaboliques et immunitaires optimales sans somnolence diurne. Régi par le modèle à deux processus de régulation du sommeil (Borbély, 1982), où la pression homéostatique du processus S (accumulation d'adénosine) s'équilibre avec la commande circadienne d'éveil du processus C. Les recommandations cliniques de l'AASM et de l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV) préconisent 7,0 à 9,0 heures pour les adultes (18-64 ans), 7,5 à 9,5 heures pour les jeunes adultes et 8,5 à 10,0 heures pour les athlètes de haut niveau.
Par défaut : 8,0 heures (Référence adulte)
Temps de sommeil total effectif (TST)Durée réparatrice réelle en heures
Durée physiologique exacte passée en sommeil non paradoxal (stades N1, N2 et N3 à ondes lentes profondes) et en sommeil paradoxal (REM), à distinguer du temps passé au lit (TIB / TPL). Le TST exclut la latence d'endormissement (généralement 10 à 20 minutes) et les éveils intra-sommeil (WASO). Seul le TST réel élimine l'adénosine accumulée dans le télencéphale basal et active le drainage glymphatique des déchets cérébraux.
Par défaut : 6,5 heures (Déficit moyen constaté)
Indice d'efficacité du sommeil (IES / SEI)Ratio en pourcentage (TST / TIB × 100 %)
Proportion du temps passé au lit effectivement consacrée au sommeil réparateur. La référence clinique optimale est égale ou supérieure à 85 % ; une valeur inférieure à 80 % signale une fragmentation importante du sommeil, une insomnie ou des perturbations environnementales. En dessous de 85 %, le temps passé au lit surestime considérablement le sommeil réel, générant une dette latente et cumulative.
Par défaut : 88,0 % (Seuil clinique normal)
Bilan de dette de sommeil cumuléeSolde différentiel glissant en heures (Déficit négatif)
Déficit mathématique total accumulé sur une période glissante de 7 à 14 jours, calculé par la somme des manques nocturnes : Somme(Besoin biologique - TST réel). Les seuils cliniques graduels sont : négligeable (0 à 2 h), légère (2 à 5 h, somnolence diurne modérée), moyenne (5 à 10 h, baisse mesurable des fonctions exécutives), sévère (10 à 15 h, micro-sommeils et baisse de vigilance équivalente à une alcoolémie de 0,5 g/L), et privation chronique (>15 h, altérations neurocomportementales majeures et dérèglement métabolique).
Par défaut : -6,5 heures (Déficit modéré sous-clinique)
Rythme de remboursement du déficitExtension incrémentale nocturne (Minutes par nuit)
Incrément nocturne scientifiquement sûr pour résorber la dette accumulée sans désynchroniser l'horloge circadienne centrale (noyau suprachiasmatique). La recherche en physiologie du sommeil démontre qu'allonger la nuit de 30 à 60 minutes — combiné à une sieste flash de 20 minutes en début d'après-midi — comble le déficit en 7 à 10 jours tout en évitant l'ivresse du sommeil (inertie) et le retard de phase circadien.
Par défaut : +45 minutes / nuit (Rythme sécurisé)
Jetlag social (Décalage du point médian)Écart chronobiologique en heures / minutes
Différence horaire absolue entre le point médian du sommeil lors des jours travaillés (MSW) et celui des jours de repos ou de week-end (MSFsc = Heure d'endormissement + 0,5 × Durée du sommeil). Un décalage horaire social supérieur à 1,0 heure dénote une désynchronisation circadienne marquée, qui accroît le risque cardiométabolique, favorise l'insomnie du dimanche soir et dégrade les performances cognitives du lundi, indépendamment du nombre d'heures dormies.
Par défaut : 1 heure 15 minutes (Jetlag social modéré)